photo

Jodorowsky, Alexandro

Scénariste

Né le 07/02/1929 en CHILI.

Site Internet : http://jodorow.free.fr/jodorowsky/

Quel scénariste de bande dessinée peut se vanter d'une carrière aussi riche et diversifiée ? Alexandro Jodorowsky a imaginé des histoires pour les plus grands dessinateurs, de Moebius à Boucq en passant par Gimenez. Et l'écriture de scénarios n'est qu'un des nombreux aspects d'une existence foisonnante démarrée en 1929, quelque part au Chili. Parcours d'un homme atypique.

Alexandro Jodorowsky est un homme inépuisable. Une personnalité qui n'a cessé de se multiplier, de se réinventer, de se dédoubler. Comme certains de ses personnages, il a vécu plusieurs vies. Mime, peintre en bâtiment, cinéaste, écrivain, scénariste, inventeur de la « psycho-magie », grand spécialiste du tarot... Il a suivi les cours du mime Marceau, fréquenté les surréalistes, fondé avec Topor et Arrabal le mouvement Panique – en réaction à ces mêmes surréalistes, auxquels il reprochait leur esprit de sérieux –, mis en scène un spectacle de Maurice Chevalier, croisé la route de John Lennon et bien d’autres. Alexandro Jodorowsky a tout fait, ou presque. Et ce n’est sûrement pas terminé.

Il s'impose toujours aujourd’hui comme l’un des scénaristes les plus productifs de la bande dessinée. Depuis sa collaboration avec Moebius (alias Jean Giraud, dessinateur de « Blueberry ») au début des années 80, pour la réalisation de la saga de « L'Incal », il n'a cessé de créer pour la BD des séries et des personnages forts. Les « Méta-Barons » (avec Gimenez), les « Technopères » (avec Janjetov), « Alef-Thau » (avec Arno), « Face de lune » (avec Boucq), « Juan Solo » et le « Lama blanc » (avec Bess)… La liste n'est pas exhaustive, loin de là. Autant d'univers où les personnages s'accomplissent au cours d’une quête personnelle et finissent par rencontrer leur vérité profonde.

Récemment, comme pour mieux témoigner de la vigueur de son inspiration, il a lancé deux nouvelles séries. L'une, « Bouncer », est un western « shakespearien », plein de bruit et de fureur, dans lequel il montre l’Ouest américain tel qu'il était. C'est-à-dire comme un territoire où la sauvagerie et la violence régnaient en maître, loin de la vision souvent idyllique des grands classiques du cinéma hollywoodien. Jodorowsky, lui, lorgne plus du côté des films de Sam Peckinpah que de John Ford. On lui doit aussi « Megalex », projet initié avec le dessinateur de mangas Otomo et finalement repris par Beltran.

Dans cette description d'un avenir gris comme le béton, Jodorowsky mêle une sombre vision du futur et un réel sens de l’humour. Et ceux qui veulent en savoir plus sur l'homme, sa vie, son œuvre et sa démesure, pourront plonger dans l'autobiographie qu'il vient de publier (La Danse de la réalité, éd. Albin Michel). Peut-être y trouveront-ils des clés pour déchiffrer l'une des figures les plus foisonnantes de la bande dessinée d'aujourd'hui…


(source : fnac.com)

Série(s) réalisée(s)

personnalisez ici votre bas de page